Deux chiens en enfer

Le mardi 03 Novembre 2015, nous sommes contactés par une personne qui souhaite signaler deux chiens victimes de maltraitance.


Elle nous explique qu'un jeune homme détient deux chiens, un croisé Labrador noir (Black) et un croisé Husky blanc (Shadow).

Ces deux chiens vivent un véritable enfer selon ses déclarations. Leur tortionnaire ne leur donnerait qu'une tasse de croquettes par jour et encore pas tous les jours !
Les deux loulous sont emprisonnés dans la cave et le box garage, ne sortent jamais et vivent au milieu de leurs excréments. 
Elle ajoute aussi que le week-end dernier, les chiens ont été forcés à boire de la bière car leur tortionnaire s'ennuyait ! Enfin, Shadow, le croisé Husky, serait bâillonné avec du scotch depuis deux jours car il pleure et cela fait trop de bruit ! Elle nous raconte l'histoire de Black. Ce pauvre loulou a déjà été récupéré après avoir vécu l'enfer : tabassage et autres souffrances, et donné « contre bons soins » à leur nouveau tortionnaire.

Nous contactons immédiatement la Gendarmerie et la Préfecture (D.D.P.P.) pour signaler cette situation et obtenir la saisie immédiate des chiens. Malheureusement, cette procédure prend du temps et sans garantie que le Juge des Libertés et de la Détention accède à notre demande. Dans l'attente, nous nous rendons immédiatement sur place.

Arrivé à l'appartement de ce « monsieur », nous nous présentons mais ne précisons pas le motif de notre visite. « Monsieur » pense que nous venons suite à l'annonce qu'il a déposé pour « se débarrasser » du chien blanc !

Nous parlons en premier lieu de Black, ce magnifique croisé Labrador Noir, qui est présent à ce moment dans l'appartement. Nous expliquons à ce « monsieur » qu'il y a pas lieu de lui mettre un collier étrangleur avec pics ! Sa réponse est brève : « il l'avait quand j'ai récupéré le chien, pourquoi lui enlever ! ». Nous demandons à voir le « chien blanc » dont il veut « se débarrasser ». 

Il nous conduit au sous sol. Et là, une petite boule de poils est blottie dans un coin, heureuse de voir enfin de la lumière. Shadow aimerait venir à notre rencontre mais il est attaché avec un chaîne d'environ 1 mètre et ne peut pas bouger. Nous voyons qu'il ne mange pas à sa faim, il est assez maigre. 

Nous détachons ce pauvre loulou qui nous saute immédiatement dessus et nous couvre de câlins. Il est tellement heureux de pouvoir bouger. Nous avons des biscuits sur nous, il dévore chaque miette, il a tellement faim.

« Monsieur » explique qu'il l'enferme car il travaille de nuit et la journée le « chien blanc » fait trop de bruit et il ne peut dormir. Il précise que Black est lui aussi enfermé dans un box au sous-sol quand il s'absente sinon « ils font des conneries ».

Nous n'avons pas vraiment envie de discuter plus avec ce « monsieur » et proposons de récupérer les chiens. Nous devons être prudent car s'il refuse, nous serions obligé d'attendre la décision judiciaire nous autorisant à les prendre avec nous.

Finalement, « monsieur » prend notre proposition comme un soulagement car il n'a pas le temps de s'occuper d'eux ! 

Nous sautons sur l'occasion et lui faisons signer les papiers d'abandon et mettons immédiatement les deux loulous à l'abri dans notre véhicule avant qu'il change d'avis.

Sur la route du retour, nous prenons contact avec la personne ayant signalé cette situation. Elle accepte immédiatement de se rendre au commissariat pour déposer plainte et de fournir les photos qu'elle avait prise.

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Une procédure judiciaire est donc lancée à l'encontre de ce « monsieur », notre refuge, ainsi que la Fondation 30 Millions d'amis, vont se constituer Partie Civile.

Voici une petit vidéo des deux boules de poils lors d'une promenade.

Le jugement

Le mercredi 12 Octobre, le verdict est tombé.

Monsieur BOIREL Steve a été reconnu coupable des faits d'actes de torture et de barbarie envers un animal domestique.
Il écope d'une peine de prison de 8 mois fermes et d'une interdiction défénitive de détenir un animal.
De plus, il devra s'acquitter des différents frais de justice qui s'élèvent à plus de 3.000 euros.