La santé de l'animal


Je vaccine ma boule de poils...

sante



La seule vaccination réglementée chez les chiens est la vaccination antirabique.

Les autres vaccinations (maladie de carré, hépatite contagieuse, toux du chenil, parvovirose, leptospirose, piroplasmose...) sont recommandées mais non obligatoires, sauf réglement intérieur particulier qui peut imposer toute vaccination (pensions canines, expositions canines, clubscanins, concours et courses...).

Le protocole de vaccination est à établir avec le vétérinaire selon les risques auxquels le chien est exposé.

La vaccination antirabique n’est valable que lorsqu’elle est attestée sur le passeport pour animal de compagnie défini dans le règlement (CE) n° 998/2003, établi pour un chien identifié. La vaccination antirabique est valide 21 jours après la primo-injection ; le délai de rappel est fixé par le fabricant et est actuellement annuel en France.

La vaccination antirabique est obligatoire :

- pour les chiens de la première et la deuxième catégorie (“chiens susceptibles d’être dangereux”),

- pour voyager en Union Européenne et dans les pays tiers,

- dans les départements déclarés infectés de rage (seulement Guyane et Mayotte actuellement, ou ponctuellement lors d’apparition de cas de rage importés primaires ou secondaires ou transmis par des chauve-souris).

Néanmoins en cas de contact avec un animal enragé (chien ou chat enragé rapporté frauduleusement de l’étranger ou contaminés par ceux-ci, chauve-souris), seuls les chiens valablement vaccinés contre la rage peuvent parfois être conservés sous certaines conditions très strictes (rappel précoce, surveillance vétérinaire...). Les chiens non vaccinés contre la rage sont obligatoirement euthanasiés.


Mais Pourquoi ?



La vaccination a pour but de protéger votre compagnon contre une maladie, le plus souvent d'origine virale ou bactérienne, mais aussi, depuis peu, parasitaire (piroplasmose et leishmaniose).


C'est le meilleur moyen de lutte contre les maladies infectieuses, reconnu et appliqué universellement, aussi bien en médecine humaine qu'en médecine vétérinaire. Grâce à des programmes de vaccination systématiques, on peut même espérer éradiquer certaines maladies comme l'a été chez l'homme la variole en 1981.


Sans pouvoir parler d'éradication, la maladie de Carré et la parvovirose, véritables fléaux chez le chien il y a quelques dizaines d'années, sont beaucoup moins fréquentes aujourd'hui.


Autre intérêt non négligeable de la vaccination : la consultation vaccinale ! c'est souvent la première occasion de présenter votre chiot à un vétérinaire, de voir si tout va bien (examen des oreilles, auscultation cardiaque…), et d'obtenir les réponses aux questions que vous pouvez vous poser (comportement, vermifugations, tatouage ou puce électronique, avantages et inconvénients de la stérilisation…)

Principales maladies infecieuses canines

Quel que soit le mode de vie de votre chien, il devra être protégé contre certaines maladies infectieuses. Pour les chiots comme pour les adultes, la protection contre la parvovirose, la maladie de Carré, l’Hépatite de Rubarth et la leptospirose sont toujours nécessaires.


Pour les chiens qui sont amenés à séjourner dans des chenils ou pensions, une attention particulière devra être apportée à certaines maladies comme la toux de chenil.


De la même façon, les animaux qui voyagent sont susceptibles de contracter certaines maladies infectieuses comme la rage, la leishmaniose, ou encore l’ehrlichiose (ces maladies respectivement transmises par les tiques et les moucherons). Même s’il n’existe pas encore de vaccins pour toutes ces maladies dites « exotiques », des mesures peuvent être prises pour protéger votre animal.

Répartition géographique et gravité des principales maladies infectieuses du chien


Maladie
Prévalence
Précisions
Parvovirose
Répartition universelle
Maladie grave, souvent fatale
Maladie de Carré
Des épidémies heureusement vite jugulées surviennent régulièrement en Europe chez les chiens mal vaccinés
 Maladie grave, souvent fatale
Hépatite de Rubarth
Bien que rare aujourd'hui, cette maladie existe toujours
Maladie grave, souvent fatale
Leptospirose
L'infection par cette bactérie est relativement fréquente. Elle est transmise par les urines des rongeurs et des chiens infectés
Peut être fatale chez le chien, mais également transmissible à l'Homme chez lequel la maladie peut être sévère !
Toux de chenil 
Toujours fréquente chez le chien, surtout en collectivité
Très contagieuse et fréquente, mais rarement mortelle (sauf chez les très jeunes chiots)
Leishmaniose
Surtout présente dans le sud est, elle s'étend vers l'ouest et le nord. Elle est transmise par un moustique: le phlébotome
Maladie d'évolution lente toujours mortelle qui nécessite un traitement lourd à vie. Transmissible à l'homme
Piroplasmose
Maladie fréquente en France, en particulier dans certaines régions
Maladie transmise par les tiques, grave et d'évolution rapide
Rage
 France est indemne de rage, cependant chaque année des cas importés sont observés
Toujours fatale, elle est transmise principalement  par les morsures de chiens infectés

Les principales maladies du chien

Accueillir un nouvel animal à la maison est toujours un moment fort en émotions.
Mais il faut garder à l’esprit que comme les humains, ceux-ci sont vulnérables à des maladies spécifiques selon les espèces.
Ainsi, dès l’arrivée de votre compagnon à quatre pattes il vous faudra veiller à le faire vacciner contre les pathologies courantes chez votre vétérinaire. Elles sont souvent à l'origine des principales maladies du chien.


L’hépatite contagieuse

Les symptômes de l’hépatite contagieuse sont très similaires à ceux de la maladie de Carré et peuvent être évités grâce à la vaccination. L’animal qui en souffre pourra afficher tout ou partie des signes suivants :
- Une température élevée pouvant dépasser les 40 degrés
- Perte d’appétit et donc de poids
- Déshydratation
- Gorge enflée
- Vomissements
- Diarrhée abondante avec perte de sang
- Convulsions
- Opacité de la cornée qui devient plus bleue.


La maladie de Carré

Redoutable, la maladie de Carré provoque chez le chien des symptômes qui ne pourront échapper à la vigilance de son maître. Attention si vous détectez les indices suivants : cette infection virale est très contagieuse !
- Forte fièvre
- Toux
- Ecoulements purulents des yeux et des narines
- Diarrhées
- Vomissements
- Manque d’appétit, perte de poids
- Opacité de la cornée pour les cas les plus graves
Cette maladie peut être évitée en faisant vacciner votre chien.


La parvovirose

La parvovirose est une maladie infectieuse et virale très grave mais heureusement évitable si le chien est vacciné. Ses symptômes sont :
- Abattement
- Forte déshydratation
- Vomissements
- Diarrhées hémorragiques
- Prostration
- Perte totale d’appétit
- Hyperthermie (augmentation de la température corporelle)


La toux de chenil

Cette maladie est très répandue chez les chiots achetés dans les communautés de chiens à forte densité. Comme pour les précédentes, vous épargnerez à votre animal de nombreuses douleurs en le vaccinant dès son acquisition (si ce n’est pas déjà fait).
Les symptômes :
- Forte toux quinteuse avec menace de pneumonie
- Inflammation du pharynx
- Ecoulements purulents des narines
- Ecoulements des yeux
- Manque d’appétit et tristesse
- Fièvre


La leptospirose

La leptospirose est une maladie très contagieuse entre les chiens et est transmise par les déjections de rats ou l’eau polluée. Elle se traduit par les signes suivants :
- Vomissements
- Diarrhées jaunâtres puis hémorragiques
- Insuffisance cardiaque
- Insuffisance rénale
- Muqueuses jaunes


La rage

Très connue, la rage est sans doute la première maladie que l’on associe spontanément au chien. Le vaccin antirabique permettra de vous décharger de ce risque occasionnant les symptômes suivants :
- Accès de fureur
- Salivation abondante
- Besoin de mordre
- Paralysie du pharynx en phase finale
- Asphyxie.
Malheureusement pour l’animal, la mort est proche lorsque les symptômes sont apparus.


La piroplasmose

Cette maladie, aussi appelée fièvre des tiques, apparaît communément à l’automne. Très virulente, elle se caractérise par :
- Urines rouges foncées
- Signes d’anémie, d’ictère (jaunisse)
- Abattement
- Prostration
- Perte d’appétit
- Hyperthermie
Si vous observez ces symptômes chez votre chien, courrez chez votre vétérinaire ! Il lui administrera deux injections à 48 heures d’intervalle qui pourront sauver votre chien s'il n’est pas trop tard.


La leishmaniose et la dirofilariose

Ces deux infections sont courantes sur le pourtour méditerranéen et dans les pays tropicaux. Elles sont transmises par des moustiques.
Symptômes de la dirofilariose (vers du cœur):
- Fatigabilité à l’effort
- Toux qui s’installe
- Troubles cardiaques pouvant provoquer secondairement des syncopes.
- Lésions dans d’autres organes.
En ce qui concerne la leishmaniose, les symptômes sont nombreux et le chien peut ne pas tous les subir. Néanmoins, les plus courants sont :
- Fatigue
- Amaigrissement des muscles de la face
- Manque d’appétit
- Symptômes cutanés (les poils tombent surtout au niveau de la tête et on observe des pellicules fines et très abondantes).


Le tétanos

Le chien peut contracter le tétanos au cours d’une promenade par exemple. 5 à 20 jours après, on pourra alors observer les signes suivants :
- Impossibilité d’ouvrir la gueule
- Contractures anormales
- Oreilles anormalement dressées et raidies
- Salivation anormale
- Démarche rigide

Principales maladies félines

FIV


La maladie comporte plusieurs phases :

* 1ère phase de la maladie : On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.

* 2ème phase de la maladie : Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l'homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase est d'une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ.


* 3ème phase de la maladie : À la faveur d'un stress important, d'une maladie ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV.

Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites "opportunistes" : ce sont des maladies qui profitent de l'affaiblissement de l'animal pour se développer. Il peut également développer des maladies dites "classiques" du chat, il est alors atteint plus gravement qu'un chat négatif pour le FIV.
Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires, etc. Ainsi, on peut notamment observer :

* des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques
* des infections buccales (gingivite, stomatite)
* des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements
* des infections des yeux (conjonctivites) ou de l'appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites)
* des abcès cutanés récidivants
* des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu'un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).



FELV = Leucose ou leucémie du chat


L'agent de cette maladie, virus FeLV, (ou virus leucémogène félin) est la cause d'un affaiblissement des défenses de l'organisme contre les autres microbes. Il peut également entraîner une leucémie ou un lymphome (formes de cancers du sang). Ce virus a une action proche de celle du SIDA chez l'homme. Il n'est pas transmissible à l'homme ni aux autres animaux.

Quels sont les symptômes ?

Après la contamination du chat, il existe une période silencieuse pendant laquelle les virus se multiplient dans l'organisme. Cette phase peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années avant que la maladie ne se développe.
Pendant cette phase, l'animal est dit séropositif pour le FeLV, mais ne présente aucun symptôme de la maladie. En revanche, étant porteur du virus, il est contagieux.

On estime généralement qu'en France 5 à 10% des chats sont séropositifs pour le virus de la leucose (FeLV).
La maladie ressemblant au SIDA, on observe une immunodéficience rendant l'animal très sensible à toutes les infections.

On observe aussi souvent une anémie, due au virus et aux infections opportunistes. Une infection opportuniste est une maladie qui se développe lorsqu'un animal est affaibli et que son système immunitaire le défend moins bien. Chez un chat sain, ces mêmes infections opportunistes n'entraînent la plupart du temps aucune maladie (ou une forme très bénigne).

Le FeLV peut également être responsable de cancers, particulièrement de lymphomes (cancer des ganglions), de leucémies (cancers de la moelle osseuse et du sang) et de cancers du rein.

Cette maladie touche souvent les chats adultes, âgés de plus de trois ans voire plus de cinq ans.

Comment se transmet la leucose ?

Elle se transmet de chat à chat par un simple contact. Contrairement au SIDA qui ne se transmet que par voie sexuelle et sanguine, le virus de la leucose se transmet par toutes les voies : sang, larmes, salive, urines…
Il existe une transmission in utero (de la mère aux chatons).

Le virus est peu résistant dans le milieu extérieur. Les risques de contamination sont quasiment nuls pour un chat sain passant après un chat contaminé dans une pièce (chez le vétérinaire par exemple). Une désinfection du matériel suffit.

La leucose ne se transmet pas à l'homme, ni aux autres animaux (autres que le chat).

Les maladies opportunistes :

Le chat FeLV séropositif et immunodéprimé (c'est-à-dire ayant déclaré la maladie) peut être atteint par le typhus et le coryza si ses vaccins ne sont pas à jour. Il est important de continuer à vacciner un chat séropositif.

Il pourra également être atteint par des infections variées, le plus souvent respiratoires, mais pouvant aussi concerner la peau, les yeux, les oreilles, l'appareil urinaire, le sang (parasites et bactéries des cellules sanguines).

Comment prévenir la leucose ?

Il existe un vaccin contre la leucose. Il est efficace à 80/90%. Nous vous conseillons donc vivement la vaccination compte tenu des forts risques de contagion. Avant la vaccination, faites effectuer un test de dépistage de la leucose pour vérifier que votre chat n'est pas déjà séropositif.

Comment traiter la leucose ?

Il n'existe pas de traitement anti-viral comme chez l'homme. Les interférons sont un espoir dans le traitement de la leucose mais ils sont malheureusement très difficiles à se procurer pour un vétérinaire. Le seul traitement envisageable concerne les maladies opportunistes afin d'assurer un confort de vie à son animal.

Conclusion:

La leucose est une maladie grave. Il est fortement conseillé de vacciner votre chat et de pratiquer un test de dépistage avant la vaccination.


Gingivite, parodontite et stomatite


Si la gencive est rouge, gonflée, sensible et saigne facilement, cela s'appelle une gingivite. Ceci peut arriver à des chats de tous âges. La gingivite peut être causée par le tartre mais elle peut aussi survenir de manière spontanée alors que les dents sont scrupuleusement entretenues. Il existe un grand nombre de théories concernant les causes de cette gingivite survenant spontanément.
Les avis concernant le traitement sont également variés. Le premier signe de gingivite est une fine ligne rouge sur la gencive le long des dents. A ce stade, le processus peut être arrêté - surtout quand il est causé par la plaque ou le tartre - en nettoyant les dents minutieusement. L'inflammation des gencives disparaîtra sans dommage pour les dents.

Quand la gingivite a progressé, elle peut aussi affecter l'os au-dessous de la gencive ; cet état s'appelle la parodontite. A ce stade, la gencive commencera à gonfler rapidement et les dents ne seront peut-être pas sauvées (elles tomberont d'elles-mêmes ou devront être extraites). La parodontite n'est pas réversible comme l'est la gingivite. Il est donc très important de garder la situation sous contrôle et de ne pas la laisser dégénérer.

Parfois, non seulement la bordure de la gencive autour des dents est enflammée, mais aussi la muqueuse dans la bouche entière. Ceci s'appelle la stomatite. Les chats affectés bavent souvent beaucoup et ils cessent de s'alimenter, partiellement ou entièrement, à cause de leur bouche douloureuse.

Les causes de la gingivite, de la parodontite et de la stomatite ne sont pas encore claires. Il existe plusieurs théories concernant ces maladies, par exemple une réaction du système immunitaire aux bactéries de la bouche, ou une réaction auto-immune. Chez certains chats, l'affection commence quand ils sont en situation de vulnérabilité, comme une femelle qui vient juste d'avoir des chatons, ou des animaux malades, ou qui viennent de subir leur vaccination annuelle. Il y a aussi des signes indiquant que des facteurs héréditaires pourraient être en cause, en particulier quand les parents et/ou les grands-parents du chat affecté ont rencontré les mêmes problèmes. Hélas, aucune recherche n'a encore été menée qui ait permis de déterminer exactement ce qui provoque ces affections.

La forme héréditaire de ces maladies semble être la plus difficile à traiter, dans un grand nombre de cas, les dents doivent être extraites parce que les inflammations ne peuvent être maîtrisées. Dès que les dents sont retirées et que la plaque et le tartre ont disparu, le chat ne souffre plus de ces inflammations. Pour les chats atteints de la forme non héréditaire de ces problèmes, les antibiotiques ou le brossage des dents peuvent être la solution, mais même dans ce cas on ne peut pas toujours éviter l'extraction des dents. Dans tous les cas il est bon de surveiller de près la qualité de vie de votre chat, et d'adapter le traitement en fonction (en consultant votre vétérinaire bien sûr !).


Calcivirose féline


Signes cliniques :
L'infection peut être inapparente ou induire divers syndromes d'évolution aiguë ou chronique. La maladie est plus grave chez les chatons.

Forme du syndrome coryza:
Le calicivirus félin est incriminé dans au moins 40% des cas de coryza. Dans sa forme aiguë, la maladie débute par une hyperthermie éventuellement associée à une anorexie et de l'abattement. L'inflammation des voies respiratoires supérieures muco-purulent. Des ulcérations glossopharyngées (associées à un ptyalisme) et nasales, de même qu'une gingivite, peuvent compléter le tableau clinique. Certains chatons peuvent enfin présenter une diarrhée.

Les lésions cicatrisent habituellement en une quinzaine de jours.

Forme pneumonie:
Certaines souches hypervirulentes peuvent provoquer une pneumonie aiguë évoluant en pneumonie interstitielle proliférative, souvent mortelle

Forme boiterie:
Le calicivirus peut être isolé du liquide articulaire chez des chatons souffrant d'arthrite à la suite d'une infection aiguë.

Forme gingivo-stomatite chronique:
Une gingivo-stomatite chronique caractérisée par le développement de lésions prolifératives de type ulcéreux est fréquemment associée à l'infection persistante des animaux. Il semblerait que le calicivirus ne soit pas seul responsable mais il est néanmoins isolé dans plus de 90% de ces cas. Parmi les éléments favorisants sont aussi citées les affections du système immunitaire, comme par exemple les infections concomitantes par le virus leucémogène félin ou celui de l'immunodéficience féline. Bartonella henselae, l'agent de la maladie des griffes du chat, pourrait aussi avoir sa part de responsabilité. Des anomalies systémiques, comme de l'urémie ou du diabète sucré peuvent également être associées.

La douleur intense empêche le chat de s'alimenter et de se toiletter correctement. Il sera donc amaigri, avec un pelage sale, de l'halitose et parfois des saignements buccaux spontanés. Les ulcères sont essentiellement localisés aux arcs palatoglosses. De la gingivite, des résorptions et de la mobilité dentaires sont également observées.

Forme du syndrome virulent systémique:
Décrit pour la première fois en Californie et identifié également en Grande-Bretagne, ce syndrome est associé à l'infection des chats par des mutants hypervirulents du calicivirus félin. La maladie est très contagieuse et la mortalité élevée. D'évolution aiguë, elle se caractérise par une fièvre importante, un cedème de la face et des
les animaux. Extrémités des pattes, un ictère, et parfois un syndrome hémorragique. Ces manifestations sont associées ou non aux symptômes classiques de la calicivirose.

Autres formes:
Le calicivirus félin a été incriminé sporadiquement dans des cas de gastro­entérite chronique, d'encéphalite et d'avortement.

Notion de secours

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Coup de chaleur chez le chien : une urgence vétérinaire

Le coup de chaleur peut être fatal au chien. Il constitue une véritable urgence vétérinaire. C'est pourtant un accident que l'on peut assez facilement prévoir et éviter.
Le chien ne transpire pas comme nous, par la peau. Ses possibilités de régulation thermiques sont beaucoup plus réduites que chez l’humain.
Sa façon à lui de se réguler, de se ventiler, c’est en haletant. Il transpire par les soles, mais très peu. 
De plus, certains chiens, notamment brachycéphales, c’est-à-dire à face aplatie (bulldog anglais, bouledogue français, carlin, boxer…) sont très sensibles à la chaleur.
Donc même stationnée à l’ombre, même vitres entrouvertes et voire climatisation en marche, il ne faut jamais laisser un chien à l’intérieur d’un véhicule.
Quelquefois, un temps couvert peut faire place à une éclaircie, il faut y penser.
 
Agir sans attendre
 
 
Si vous êtes témoin d’un chien enfermé dans une voiture et victime d’un coup de chaleur, le mieux pour lui est de casser une vitre du véhicule si le propriétaire n’est apparemment pas dans les parages.
La seule chose à faire en cas de coup de chaleur chez le chien est de faire redescendre sa température.
Pour cela, tout est bon : serviette mouillée, glace, bain dans de l’eau froide (il n’y a pas de risque d’hydrocution), aspersion à l’aide d’un tuyau d’arrosage.
Il n’est pas rare de devoir aussi pratiquer la respiration artificielle pour sauver le chien. Inutile de dire que la consultation vétérinaire dans les plus brefs délais s’impose car le chien devra être admis en soins intensifs.
Il faut bien entendu encore que le chien soit transportable ; parfois, c’est le transport dans une voiture surchauffée qui aggrave le coup de chaleur.
Certains propriétaires (notamment les éleveurs) ont leur propre trousse d’urgence (corticoïdes – diurétiques – toniques cardiaques).
Cette précaution n’est valable que si l’on sait se servir efficacement et correctement de ces traitements d’urgence.
Seul le vétérinaire peut de toute façon pratiquer certains soins.  
 
PENSEZ-Y
 
 
- L’été disposez d’un brumisateur ou tout au moins d’eau fraîche, d’un parasol et choisissez la proximité d’un coin ombragé où le chien pourra se réfugier.
- Une serviette humide pourra lui être posée sur le dos.
- Dans tous les cas, évitez les sorties par fortes chaleurs. - A noter que le stress peut être aussi un élément qui joue lors de la survenue d’un coup de chaleur.
 
Trousse 1er secours
 

Si vous partez en vacances avec votre animal, voici une petite liste qui pourra vous aider à constituer la trousse des premiers soins pour votre animal.
- compresses
- bande large
- bande Velpeau et élastoplaste
- paire de ciseaux courbes à bouts ronds
- pince à tique
- désinfectants en spray (plus facile à appliquer) type Mercryl, biseptine…
- thermomètre (T° du chien aux alentours de 38°)
- baume pour les coussinets
- pommade cicatrisante (sulmidol ou dermaflon)
- Smecta
 
Quelques notions de 1er secours
 

Accident de voiture : Enlever le chien le plus délicatement de la route si possible sur une couverture...une fois le chien en sécurité appelez un vétérinaire pour qu'il se rende sur les lieu de l'accident ou rendez vous chez le vétérinaire le plus proche en prenant soin de ne pas trop bouger le chien.
 

Arrêt cardiaque : Couchez l'animal sur le côté, placez la paume d'une main sur sa poitrine et mettez l'autre main sur la première. Appuyez fermement puis relâchez la pression. Répétez ce mouvement 20 à 30 fois par minute en adaptant votre force à la constitution du chien afin de ne pas lui fracturer les côtes. Dès que vous sentirez son pouls, emmenez-le d'urgence chez le vétérinaire.
 

Arrêt respiratoire : Si votre chien ne respire plus, il faut pratiquer la respiration artificielle seule ou en complément du massage cardiaque. Le chien étant couché sur le côté, inclinez sa tête vers l'arrière. Enlevez toute trace de sang ou de mucus de sa bouche et tirez sa langue vers l'extérieur afin de libérer sa gorge, refermez le museau. Puis placez votre bouche sur sa truffe. Soufflez jusqu'à ce que la poitrine du chien se soulève. Recommencez l'opération à raison de 10 à 15 respirations par minute.
 

Brûlure : Ne traitez pas de votre propre initiative une brûlure à l'aide d'une pommade. Passez la partie brûlée sous l'eau courante froide afin de calmer la douleur ou éventuellement un gant de toilette mouillé dans lequel vous y aurai placé des glaçons afin de limiter la profondeur et l'extension de la brulure puis couvrez-la d'un linge propre (pas d'ouate). Emmenez aussitôt votre chien chez le vétérinaire.
 

Coup de chaleur : Une forte chaleur associée à une ventilation faible, par exemple dans une voiture fermée stationnée en plein soleil, et à un manque d'eau peuvent provoquer chez votre chien une hausse de température importante. Aspergez-le alors précautionneusement et longuement, sur la tête et sur tout le corps d'eau froide (mais non glacée).Les bombes d'eau minérale sont souvent utiles dans ce cas là. Lorsque sa température commence à baisser, appliquez-lui sur la tête de la glace emballée dans un linge et conduisez-le de suite chez le vétérinaire.
 

Diarrhée : Mettez le chien à la diète 24 heures tout en lui assurant de l'eau fraîche en permanence. Vous pouvez également lui donner un régénérant de la flore intestinale ou un anti-diarrhéique oral. Si celle-ci ne passe pas rapidement, consultez au plus tôt votre vétérinaire. Dans tous les cas, consultez immédiatement si vous détectez la présence de sang dans les selles où si celles-ci ont une odeur très désagréables. Pensez au Smecta ! Fonctionne très bien chez le chien (respecter les doses par rapport au poids de l’animal).
 

Ecorchure : Nettoyez la blessure et rincez soigneusement à l'eau fraiche et désinfectez.
 

Electrocution : Coupez immédiatement le courant ou éloignez l'animal de la source électrique à l'aide d'un bois ou de tout objet non conducteur. Coupez immédiatement le courant ou éloignez l'animal de la source électrique à l'aide d'un bois ou de tout objet non conducteur.
 

Fracture : Tâchez d'immobiliser le membre brisé. Si le chien ne peut plus se mouvoir, placez-le sur une couverture que vous porterez à 2 comme un brancard, chacun prenant 2 coins. Rendez-vous sans attendre chez le vétérinaire.
 

Hameçon : Les chiens aiment l'eau donc si des fois ils se baignent à proximité d'un lieu de pêche soyez vigilant. Seul un vétérinaire peut l'enlever car l'hameçon devra être sectionné. En aucun cas essayez de l'enlever vous même.
 

Hémorragie : Appuyez fortement sur la blessure à l'aide d'un tampon de gaze ou un chiffon propre maintenu par du sparadrap. Si le flux de sang demeure important et que la blessure se situe sur l'un des membres, faites un garrot entre la blessure et le coeur. Pendant le transport chez le vétérinaire, desserrez le garrot toutes les 5 minutes afin de laisser circuler un peu de sang dans la partie blessée. Attention un garrot laissé trop longtemps abîme le système circulatoire et votre chien risque l'amputation du membre ainsi garrotté !!! Donc arrêtez-vous chez le vétérinaire le plus proche !!
 

Hypothermie : Réchauffer le chien dans un bain chaud ou avec une bouillotte, une couverture chauffante...
 

Morsure : Toute plaie due à une morsure devra être SOIGNEUSEMENT désinfectée à l'aide d'une solution antiseptique comme de la Bétadine® . Si la gravité semble importante ou que vous ne parvenez pas à endiguer l'hémorragie, comprimez le point d’hémorragie et rendez-vous sans attendre chez le vétérinaire.
Morsure d'Araignée : utilisez des compresses froides et une pompe aspirante spéciale anti-venin puis ensuite désinfectez consciencieusement la morsure.- Morsure de Serpent : mettre de la glace autour de la morsure étaler rapidement chez un vétérinaire et essayez d'identifiez le serpent pour administrer l'anti-venin adapté.
 

Saignement de nez : Appliquez des compresses froides sur le nez et comprimez toute blessure visible.
 

Lui faire prendre un médicament : Toute méthode consistant à inclure le cachet où la gélule dans la gamelle est à proscrire en raison du fait que vous ne pourrez jamais être sûr à 100% que le chien l'a bien avalé.
Le plus simple et le plus efficace consiste à enfouir le cachet où la gélule dans une petite boulette de viande où de fromage (de l'Emmenthal par exemple ils en raffolent...) et de tendre gentiment le tout au chien. Le leurre ne fera pas long feu !!!
Si, malgré tout, il refusait votre préparation, il faudra employer les grands moyens...!!! N'oubliez pas que vôtre chien est très rusé !!!
Ouvrez lui la bouche, tenez-vous derrière lui les jambes fermées afin qu’il ne puisse pas reculer - insérez le médicament bien au fond de la gorge, au milieu de la langue,- refermez-lui la gueule et gardez lui la tête vers le haut,- massez (par frottement) la gorge du chien quelques secondes. Il est bien évident que l'ensemble de ces opérations doit se passer rapidement et sans brutalité. Au besoin, procédez à deux : un qui tient le chien, l'autre qui ouvre la bouche et y introduit le médicament.